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Dimanche 20 janvier 2008
Voilà, je quitte le monde  du web.
Momentanément ou pas, je ne sais pas encore. 
Une page se tourne...
Je repasserai peut-être pour poster quelques articles pratiques...Je ne sais pas encore.
Je vais peut être supprimer tous les articles personnels. Ils n'avaient d'interêt que pour moi, ils m'ont permis de jalonner ma route au cours de cette année tumultueuse. Maintenant, la route semble tracée.
Je vais tacher de lire mes blogs préférés, mais je ne jure de rien...Je vous laisserai des petits mots lors de mes passages.

A bientôt! Je retrouve mon petit monde...




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Dimanche 13 janvier 2008
undefined                                                 Le chinécharpe

Vous vous souvenez de cet article?  J'etais en plein dans les cartons de déménagement et je venais de finir un porte bébé chinois demandé par une amie d'une amie.
Je suis exactement dans la même situation aujourd'hui sauf que... Je ne pourrais
plus faire de porte bébé pour les copines des copines car je n'aurais plus le temps sous peu.
Et je trouve dommage que mon patron se perde dans mon grenier.

 La solution est donc toute trouvée, je mets ici le modèle de mon porte bébé qui est  déposé auprés de l'INPI depuis presque 2 ans il me semble, et je le donne à toutes celles qui le veulent pour se fabriquer ou se faire fabriquer un porte bébé chinois avec des larges bretelles qui se déploient à la manière d'une écharpe à moindre coût. Mon modèle diffère sur quelques points d'autres porte-bébé chinois qui ne peuvent donc être considérés commes des plagiats les uns des 'autres...
Le mien étant le mien, j'en fais ce que je veux et je décide de le donner à toutes les mamans qui n'ont pas les moyens de mettre des cent et des mille dans un porte bébé confortable.
J'ai affectueusement appellé mon premier prototype le Chinécharpe, parce qu'il était confortable comme mon écharpe, mais pratique comme un porte bébé chinois...


Etape no1: Choisir le tissu

Le tissu idéal est celui qui sert à confectionner les écharpes: un tissu souple et malléable, tissé en diagonale pour qu'il puisse bien se déformer au niveau des épaules et reprendre sa forme initiale aprés utilisation.
Ce n'est pas forcément cher mais ce n'est pas simple à trouver, à moins de se servir du tissu d'une écharpe de marque...mais bon, ça, ça revient cher!
Il est donc possible d'utiliser n'importe quel tissu du moment que son tissage est "souple". Ca signifie qu'on doit pouvoir l'étirer dans tous les sens sans que "ça force". Le tissu doit aussi être assez solide et épais, mais pas trop pour pouvoir faire les noeuds facilement.
La toile indienne conviendra donc parfaitement par exemple, son tissage est souple et permet un confort assez optimal.
Il y a une autre possibilité, et c'est ma préférée: le tissu élastique! On en trouve presque de toutes les couleurs, ce n'est pas trop cher et ce n'est pas épais. Il faut juste veiller à ce que le tissu soit bien élastique dans tous les sens. Mon préféré reste le jean élastique au niveau du confort: le portage est souple et rebondissant comme j'aime. Aprés, chacune prefèrera un portage plus ou moins ferme...
3 mètres de tissu en 140 de large sont nécéssaires pour confectionner 2 chinécharpe.

Etape no2: couper le tissu

On a besoin d'une bande de 70 cm de large sur 3 m de long pour faire un chinécharpe. On peut garder la deuxième bande pour faire un autre porte bébé ou pour faire une écharpe courte si le tissu n'a pas d'envers et d'endroit. En effet, il est necéssaire de retourner une bretelle et si le tissu possède un envers et un endroit, on a besoin de la bretelle de l'autre porte bébé pour arriver au bon résultat.
On coupe ainsi :

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Tout d'abord, il faut couper sur la longueur une bande de 20 cm de large sur 2m de long (C). Cette bande de tissu servira à faire la ceinture. Le morceau  de 1m de long qui reste ne servira pas. Il reste donc un morceau de 3m de long sur 50 cm de large.
Ensuite, on coupe un morceau de 90 cm  de haut (D). On lui enlève 5 cm de  largeur pour avoir un rectangle de 45 cm  de large sur 90 cm  de long qui servira pour faire le carré central.
Il reste un morceau de 2,10m de long sur 50 cm de large. Il va servir à découper les 2 bretelles (A et B). Il faut le couper en diagonale à 20 cm du bord. Plus clairement, en haut à droite et en bas à gauche, on mesure 20 cm, on marque et on tire un trait entre ces 2 points (moi, je tire une cordelette). Ceci permettra ensuite de limiter les tensions au niveau du cou car le tissu sera plus lache en coupant comme ça. Si on se contente de couper en diagonale de pointe à pointe, le tissu écrasera les muscles qui se trouvent à la base du cou et c'est pas agréable du tout du tout!


Etape no3: les premières coutures et l'assemblage

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Il faut faire l'ourlet des bretelles en veillant bien à ce qu'elles soient face à face comme sur le dessin ci-dessus. Si on possède un tissu qui est identique des deux faces, il suffit de retourner une bretelle et on coud. Si les deux faces du tissu sont différentes (comme avec un jean elastique par exemple), il faudra couper l'autre bande de tissu pour faie un 2eme chinécharpe et récupérer  la deuxième bretelle sur le deuxième porte bébé). J'ai dessiné mon patron sur une feuille imprimée d'un coté, comme ça c'est plus clair, on voit bien comment seront disposées les bretelles, avec les 20 cm coupés droit au centre.
Ensuite, on plie en deux sur l'envers le carré central D. Il faut le coudre en laissant les 2 ouvertures pour y insérer les 2 bretelles. Concrétement, à droite et à gauche on coud jusqu'à 11  cm du bord  et en haut on coud au milieu sur une petite partie à 15 cm des 2 bords (je vais faire un dessin en fait, je ne suis pas trés claire je trouve). Puis on retourne sur l'endroit le carré central.
Maintenant on fait la ceinture C. On la plie en deux sur la longueur sur l'envers, on l'épingle, on cherche le milieu puis on place dessus bien au centre le carré central. On marquue l'emplacement;, on range le carré central puis on coud sur l'envers tout le pourtour de la ceinture en prenant soin de ne pas coudre l'emplacement futur du carré central. On retourne la ceinture sur l'endroit.

Etape no4: repassage et  assemblage

On sort le fer à repasser et on repasse le carré central sur l'endroit en aplatissant bien les coutures, on rentre aussi les ourlets qui se situent au niveau de l'emplacement des bretelles (dans les angles) et on les fixe bien au fer à repasser.
On fait pareil avec la ceinture, il faut la repasser sur l'endroit en aplatissant les coutures et il faut rentrer et fixer les ourlets au niveau du carré central.
Pour finir, il faut plisser les bretelles vers l'extérieur (moi je fais
habituellement 5 plis parce que j'aime bien comme ça, mais on peut en faire plus). On fixe les plis au fer.
Ensuite vient l'assemblage. Il suffit de  glisser et épingler les 2 bretelles à l'intérieur du carré central en veillant à ce que les angles du carré central se chevauchent bien (il faut surtout vérifier en cousant car le tissu de dessous à tendance à se déplacer et l'angle du tissu ne concordera pas avec la couture).
Pour finir, il faut insérer le carré central dans la ceinture et l'épingler. Je le rentre environ de 2 cm car je fais 3 coutures à ce niveau.

Etape no5: la couture finale

Je commence par faire le tour du carré central pour coudre une première fois les bretelles et doubler la couture intérieure. Au niveau des bretelles, je passe deux fois sur les ourlets des bretelles car c'est là qu'il y a le plus de pression. Concrètement, je passe sur l'ourlet d'une bretelle, je recule, puis je repars. J'ai donc 3 coutures à ces endroits là.
Ensuite, il faut fixer la ceinture. Je commence d'abord par coudre sur le carré central pour bien le fixer puis je coud sur le pourtour de toute la ceinture. Ca sert juste à faire joli et plus propre mais ça ne joue pas sur la solidité si ce n'est pas fait. Ensuite,je rajoute 2 coutures sur le carré central legèrement en dessous les unes des autres. Il y a donc 3 coutures pour fixer la ceinture au carré central.
Pour terminer je consolide les coutures des bretelles en cousant sur leurs extrémités en diagonale. Ceci délimite un triangle à l'intérieur duquel j'en couds encore un deuxième. Les bretelles sont donc tenues par 4 coutures.
Sur celui ci, on voit bien les coutures triangulaires pour les bretelles, aux angles du carré central, les coutures en diagonale passent aussi sur les bretelles :

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Voilà, c'est fini!
En gros, il faut 2 heures pour faire un chinécharpe.

Si vous voulez rajouter un repose-tête à votre porte bébé, le mieux, c'est de le faire avec du tissu molletonné. 3 épaisseurs recouvertes de tissu pour que le repose tete soit suffisamment ferme. Il faiut le coudre une fois le porte bebe terminé.

J'espère que mes explications sont assez claires. Je ne suis pas couturière et j'ai essayé d'expliquer tout ça de façon à ce que tout le monde puisse faire le porte bébé sans avoir de notions particulières de couture, comme moi. Toutefois, si je n'ai pas été assez claire sur certains points, n'hésitez pas à me le dire!

Et n'hésitez pas à faire tourner le patron du chinécharpe! Entre copines, dans les associations, allez-y, faites tourner, c'est fait pour!

D'autres patrons pour des mei tai à larges bretelles sont disponibles, comme celui ci par exemple.

Bonne couture et bon portage!









 
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Jeudi 20 décembre 2007
Sous mon escalier, là ou je range les balais et le meuble à chaussures, il y avait ça:


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C'était vilain, hein? Pourtant j'avais décidé de laisser ce coin comme ça parce que...Parce que...Parce que j'en ai déjà fait beaucoup pour une maison qu'on aura habité 7 mois seulement!
Alors ce petit coin  était puni, il devait rester comme ça...
Et puis on a reçu les devis des peintres pour notre futur lieu de vie...Euh, bon, finalement...On va mettre la main à la pâte nous aussi!
Il a donc fallu que je révise mes compétences en matière de bricolage...
Le petit coin abandonné allait retrouver une seconde jeunesse...
(En fait, le petit coin...Je l'avais laissé comme ça exprès...Hein!)

Alors j'ai fait ça:


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En fait, j'ai passé grossièrement du crépi décollable pour intérieur à 7 euros les 15kg...
Puis j'ai  touillé de la cire d'abeille pour ameublement que j'ai fait tiédir au préalable avec un mélange d'essence de térébenthine et de pigment jaune  pour joint de carrelage (17 euros le tout). (J'ai pas fait chauffer la térébenthine, il ne faut pas.)
Puis j'ai pris un vieux t-shirt de mon homme ("Oh non, mon t-shirt!") et j'ai passé le mélange de cire encore tiède sur mon mur.

Maintenant, c'est comme ça, sous mon escalier:

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(Ah zut, j'ai oublié de retourner la photo...Enfin, c'est pas grave...)

Oh le beau mur  VRAIMENT ciré à l'ancienne pour peu de frais...

Maintenant, je me pose des questions sur l'inocuité de l'essence de térébenthine...Mais je me réjouis de l'odeur de cire qui flotte dans toute la maison...

En tout cas, voilà un truc que le peintre n'aura pas à faire là bas...


Edit: J'ai donc vérifié pour l'essence de terebethine...Ce truc là est plutot nocif, bien plus que je le pensais. Je vais donc tester autre chose: cire liquide tout simplement bien touillée avec les pigments naturels...Ah oui! Autre chose: peut être qu'un enduit de lissage tout prêt serait plus soyeux au final car le crépi donne un aspect trés rugueux. C'est trés joli comme ça bien sûr mais dans une chambre par exemple, ça me semble pas assez chaleureux...
Sinon j'ai pensé à du cirage à chaussures incolore tout bête lol!
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Jeudi 13 décembre 2007
Ce week end, il a plu à décorner les boeufs et venté comme vache qui pisse...Enfin, c'est un truc comme ça. Nous, on a décidé qu'il faisait beau. C'est la magie de Noël, comme le dit mon grand.

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Nous sommes allés voir un bien joli marché de Noël dans les superbes salles de ce chateau. Vous voyez, il faisait beau.


Nous avons profité du panorama sur le vignoble de Monbazillac. Ca se gâtait un peu...N'ayons l'air de rien...

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Nous sommes restés admiratifs devant un troupeau d'anes joueurs. Il sautaient, sautaient et sautaient encore. Nous avons failli provoquer un embouteillage...Il y a avait une voiture derrière nous...

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Puis nous sommes allés voir un autre marché de Noël et selon mes propres critères, j'ai pris une bien jolie photo...

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Dimanche, il pleuvait et ventait encore plus,mais nous on s'en fichait un peu. On est allés voir un bien joli spectacle...
C'est la magie de Noël, comme le dit mon grand.


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Lundi 26 novembre 2007
Samedi aprés-midi, avec ma copine, nous avons décidé de filer à St Emilion.
Nous avons mis nos trois enfants respectifs dans la voiture. Il était déjà 17h et les trois marmots se sont endormis illico.
Nous sommes arrivés à la tombée de la nuit...Pas grave...
C'est trés joli St Emilion, je ne connaissais pas du tout.  C'est trés joli le jour... Et la nuit aussi.
On dirait Montmartre mais en propre, c'est agréable...
Les trois marmots ne se sont pas réveillés, sauf mon petit qui a réclamé un croissant puis s'est rendormi illico, l'objet convoité à la main.
Pendant que ma copine gardait les petits dans la voiture, j'ai fait quelques photos de nuit, un peu pourries car je ne suis pas douée mais je les aime bien quand même.
Sur la route du retour, nous avons parlé de Montmartre, du Marais, du VIIIème, Ménilmontant, les boutiques, Zara et le reste...
La prochaine fois nous iront au marché de Noël de Rauzan et nous visiterons le château en même temps...
On se rappellera nos années parisiennes en trainant nos vieilles godasses que personne ne remarquera...On sera là, au pied du chateau et on se dira encore qu'on a fait le bon choix. Vraiment.


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Samedi 17 novembre 2007
Ou comment faire manger de la citrouille à l'homme...
Ou comment manger un bon petit plat de légumes en ayant l'impression de se faire éclater la panse...

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La
courge spaghetti est de ma maman, la  recette qui vient avec aussi.

Tout d'abord, il faut cuire la courge. Je me pose toujours cette question: "Est-ce qu'il vaut mieux la bouillir 30 mn dans 5 ou 6l d'eau sur le gaz ou la cuire 10 mn dans le micro-ondes?" N'ayant pas de réponse qui soit une vérité absolue, je mets la courge 10 mn au micro ondes, l'écorce piquée de quelques trous pour qu'elle n'éclate pas. Ca m'évite de gaspiller de l'eau et aussi de laver une grosse marmite.
Puis je prépare la bolognaise. Je mets à rissoler un gros oignon dans de l'huile, je rajoute de l'ail ecrasé, 3 ou 4 steacks hachés, du basilic séché puis je laisse cuire a feu moyen en écrasant la viande hachée avec une cuillère en bois. Quand c'est bien cuit (rissolé et toute l'eau evaporée), je rajoute une boite de double concentré de tomates (une petite), je touille puis je rajoute de l'eau pour avoir la consistance adéquate (un verre d'eau à peu prés). Je sale, je poivre, je couvre et je laisse mijoter...Pas de timing précis, ça dépend de ce que je fais. Et si ça mijote pas plus de 5 mn, c'est bon quand même!
Je mets la bolognaise au fond d'un plat à gratin, la recouvre de la chair de la courge (faut couper la courge dans le sens de la longueur, passer une fourchette dans la chair pour détacher les filaments qui prennent alors l'aspect de spaghettis). Je sale et je poivre. Je recouvre le tout de fromage rapé et j'enfourne à feu moyen jusqu'à ce que le fromage prenne une belle couleur dorée...
Je pose sur la table et et je crie "AAAAAAAAAAAAAAA TAAAAAAAAAAABLE!"
Les enfants arrivent en criant "OUI OUI OUIIIIIIIIIIIII"
Ah les joies de l'automne...

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Mercredi 14 novembre 2007
Je ne crois pas en la réincarnation. Mais si cette chose était possible, si cela était vrai, si mon esprit avait habité un autre corps en d'autres temps et d'autres lieux, alors je sais qu'avant, j'étais basque.
Si j'ai déjà vécu une vie sur cette terre, je la vivais trés précisément à Bayonne, dans ce petit coin français du grand Pays Basque.
Je le sais depuis ma tendre enfance, depuis que j'ai passé des vacances familiales au camping Eureka de Bidart. Je le sais car les ruelles du vieux Bayonne m'ont parlé, l'Adour et la Nive aussi. Je le sais car St Jean de Luz me connaissait. Je le sais car je guidais mes parents à Bayonne, à Biarritz aussi et je le sais car j'ai bien failli pleurer en quittant la plage d'Hendaye.
Durant cette hypothétique vie-là, mes moyens de locomotion devaient être trés limités car sortie de cette zone là, plus aucune pierre ne me parle...
Je n'ai découvert la cuisine basque que bien des années après ces singulières vacances à Bidart. Mes parents, en bons périgourdins qui se respectent n'allaient pas au restaurant ailleurs qu'aux alentours de Périgueux et j'ai eu beau harceler mon père durant des années pour revenir dans ce coin béni, celui-ci n'était pas du genre à revenir deux fois au même endroit.
Lorsque j'ai pu enfin déguster la cuisine basque là-bas, je me suis enmourachée des chipirons à l'encre et de l'axoa d'Espelette (qu'on prononce achoa). Eux aussi m'ont chuchoté des mots doux, des "tu vois, ça faisait longtemps, mais tu nous a retrouvés...". Ce sentiment de "je connais ça depuis toujours" me laisse toujours aussi perplexe. Il me fait un peu peur car je suis trop rationnelle pour croire que j'ai déja vécu ici sur cette terre et en même temps cela me réchauffe le coeur de retrouver ces sentiments que je n'ai nulle part ailleurs, allez savoir pourquoi...

Enfin, tout ça pour dire que lorsque je fais un axoa, c'est toute une histoire... Un mélange de saveurs, de sentiments et beaucoup de questions...

Je n'ai pas de proportions précises. Un peu comme pour tous les plats, je fais au pif avec ce que j'ai. Mais en plus avec cet axoa, ce sentiment de déjà fait me guide, c'est un vrai mystère. La recette, par contre, n'est pas un mystère, on peut la trouver partout sur le net, c'est quasiment ce que je fais depuis mes vingt ans:
Je fais suer un petit poivron rouge et un oignon dans de l'huile sans trop les colorer, juste à peine. Je les retire et je cuits dans la même huile du veau haché au couteau (on peut hacher au hachoir aussi, ça va plus vite). Je fais colorer la viande un tout petit peu, juste à peine.... Je rajoute l'oignon et le poivron, je sale, j'ajoute un peau d'eau, je couvre puis je laisse mijoter à feu trés doux jusqu'a ce que la viande soit trés tendre. Je rajoute du piment d'Espelette( une petite cuillère à café environ) et je laisse mijoter encore quelques minutes.
Je sers avec des patates sautées.
Le truc c'est qu'il faut que la viande, les oignons et le poivron soient juste colorés au début, mais pas trop...C'est ce qui fait la magie de ce plat, on ne doit pas savoir si c'est mijoté ou rissolé...
Je vous mets une photo d'un axoa typiquement raté, j'ai oublié de le vérifier durant quelques minutes et pile poile à ce moment là, il s'est mis a trop griller dans le fond, les oignons ont pris le goût d'oignons grillés, idem pour les poivrons et idem bien sûr pour la viande qui a pris un goût de roti...Il a fallu que je sorte l'axoa de la sauteuse en inox pour le transférer dans une poêle noire afin de limiter "le goût de rissolé"
Honnêtement on s'est
quand même régalés, même si dans "ma vie antérieure" je ne faisais pas comme ça.
Il y a quelques variantes au niveau des ingrédients, notamment au niveau des poivrons car habituellement, on met des piments doux à la place. Mais comme c'est plus la saison, les poivrons ont la vedette.



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Lundi 12 novembre 2007
"Je  suis la galette, la galette,
Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.
On m'a mise à refroidir,
mais j'ai mieux aimé courir!"


Mon grand a découvert "Roule galette" du Père Castor quand il est entré à la halte garderie il y a 2 ans. Depuis ce jour, il a fallu faire LA galette, celle qui roule, qui chante, qui se fait manger par le renard et qui a été faite ave le blé ramassé dans le grenier.
J'ai toujours été  ravie de cet enthousiasme pour ce bon vieux Père Castor.
Avec "Poule Rousse","Roule galette" était un de mes livres préférés à la maternelle.

J'utilise la recette du broyé du Poitou pour  notre galette:
500g de farine
250g de sucre
250g beurre
1 ou 2 oeufs
une pincée de sel

Souvent, je ne mets que la moitié des ingrédients car ça fait beaucoup quand même, mais LA galette du Renard étant le goûter préféré de mon grand, elle a rarement le temps de sécher, même si j'en fais une grosse.
Il faut procéder comme suit pour réaliser cette merveille: verser la farine dans un grand saladier, y émietter le beurre mou, rajouter l'oeuf, le sucre, commencer à pétrir puis appeler les enfants. Ceux-ci se chargent avec joie de faire la boule. Selon leur appétit, le pétrissage peut durer une bonne heure...Et oui, la pate à galette à cette particularité d'être à double emploi car elle fait aussi pate à modeler! Je divise la pate en deux et ils malaxent et faconnent de petits animaux ou je ne sais quoi jusqu'a ce que leur appétit soit le plus fort. A ce moment, ils m'appellent pour cuire la galette...
On étale sur la plaque à patisserie, on dessine la toile de Spiderman sur le dessus, puis on badigeonne de lait (pour dorer, le lait est plus économique que l'oeuf et l'effet est presque le même) et on enfourne à four moyen jusqu'à ce que ce soit doré.
Une fois tiède, on cède à la tradition poitevine: on met des grands coups de marteau (ou des coups de poing selon l'humeur) pour broyer la galette et on déguste les morceaux ainsi formés...galette.JPG
Cette semaine, j'ai eu une idée folle, j'ai voulu découper des petits biscuits à l'emporte pièce...Mon grand était furax..."C'est pas comme ça qu'on fait, fallait pas que tu fasse LA galette quand je suis à l 'ecole, tu sais pas faire, faut pas faire des petits bouts, faut faire la toile de Spiderman et aprés faut frapper la galette pour la casser, nooooooooooooooooooon, c'est pas comme ça, nooooooooonnnn!"
Il m'en a parlé durant trois jours...









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Vendredi 9 novembre 2007
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J'ai quasiment réussi mes scones...Disons qu'au niveau texture, c'est ça...Ils sont chauds, moelleux et humides (ça me fait penser aux Wampas et à leur "Chauds, sales et humides biggrin-copie-1.gif ). En fait ils étaient moelleux à souhait et le mélange mie/confiture est réussi. Toujours mieux que tous mes précédents scones qui étaient toujours trop étouffe-chrétien.
Mais j'ai toujours  deux choses à rectifier au niveau du goût. Trouver le bon dosage en bicarbonate, je ne connais toujours
pas les équivalences avec la levure chimique et ce coup-ci, un drole de goût est ressorti car jen avais trop mis.
Et trouver une solution pour l'oeuf...J'achète des oeufs de ferme hyper forts en goût et leur saveur surpasse celles des autres ingrédients. Ici avec le scone qui est, avouons le, un peu fadasse, on sentait l'oeuf à plein nez. Faudrait peut-être que je mette la moitié d'un oeuf...L'avantage, c'est que mes scones ont une belle couleur jaune...

J'vais y arriver, j'vais y arriver...

En tout cas, je m'améliore aussi avec le Lumix..La photo des derniers scones était cramée par le flash alors que je l'avais prise un matin avec beaucoup de lumière naturelle. Ceux là ont été pris en fin d'aprés midi quasiment dans la pénombre, le rendu des couleurs est parfait selon mes critères (identiques à la réalité donc) et le flash n'a pas donné de zones blanches...J'vais y arriver, j'vais y arriver...Faut aussi que je pense à cadrer...

Au fait, c'est cette recette là...
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Mercredi 7 novembre 2007
Nous sommes arrivés ici au temps des cerises et  deux saisons ont déjà passé...
La théière  a été débarrasée de ses toiles d'araignée et la grosse louche spéciale soupe a été réveillée de sa torpeur estivale.
J'ai de plus en plus de temps pour moi maintenant que les garçons ne sont plus des  bébés et j'en profite pour cuisiner, cuisiner, cuisiner...
Et je suis à fond dans les soupes cette année! Parce que j'aime bien mon vieux potage poireaux-pomme de terre, ma soupe de citrouille et mon velouté de tomates...Mais...J'avais envie de nouveauté! (Et aussi parce que j'ai pris 4kg en un an,raaah, crotte de bique!)
Je ne donnerais pas de recettes et je vais me contenter de conseiller ce bouquin:

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C'est une vraie mine de recettes. Des soupes traditionnelles, des soupes originales, des soupes sucrées, des soupes glacées...Bref il y a de quoi passer l'hiver sans faire deux fois la même recette!
Nous avons adoré le velouté de chataignes au lait, nous avons détésté le potage de tomate à la banane et au curry et nous avons degusté la soupe de courgettes aux pois chiches comme si nous en avions mangé toute notre vie...
Enfin un p'tit livre qui sort de l'ordinaire sans oublier la tradition, j'adore!


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